Vous voulez acheter bientôt, mais vous ne savez pas si vous pouvez ?
Découvrez-le à l’aide de quelques calculs très simples permettant d’évaluer votre situation financière, les paiements que vous pouvez supporter et le prix à ne pas dépasser…
 

 

Pour réaliser votre rêve, vous devez d’abord évaluer votre situation financière. Quel est l’état actuel de vos comptes ? Avez-vous des dettes ? des économies ? Votre dossier de crédit est-il sans tache ? L’heure du bilan a sonné !

Établissez votre valeur nette

Afin d’éviter les mauvaises surprises, il est vivement conseillé d’effectuer quelques calculs, notamment celui de votre valeur nette ainsi que de vos dépenses mensuelles et du remboursement de vos dettes.

Votre valeur nette est tout simplement ce qu’il vous reste une fois que vous avez soustrait votre passif total de votre actif total. Il est important de connaître cette valeur, parce que c’est une information dont vous aurez besoin au moment d’obtenir votre prêt hypothécaire. En outre, cela vous aidera à établir le montant de votre mise de fonds. Quant au calcul de vos dépenses et de vos dettes courantes, il vous aidera à définir les versements hypothécaires que vous êtes en mesure d’effectuer.

Pour déterminer votre actif, faites la liste de tout ce que vous avez en attribuant une valeur objective à chaque élément. Procédez de la même manière pour évaluer votre passif.

Qu’il s’agisse de réduire votre endettement ou d’accroître vos économies, cette étape est importante, car elle vous permet d’identifier clairement vos choix actuels et de les réviser au besoin. Redresser un bilan négatif est parfaitement réalisable avec un peu d’organisation. Pour définir les postes réels de dépenses, la meilleure façon de procéder est de noter vos achats.Procurez-vous un petit carnet dans lequel vous noterez systématiquement les montants payés pour tout : le café du matin, le lunch au resto, les sorties, les emplettes, etc. Ces sorties d’argent, jointes aux comptes mensuels comme la facture de téléphone, vous donneront une meilleure vision de vos dépenses courantes. Une fois rassemblés, ces renseignements vous aiderontà dresser un juste portrait de vos habitudes de consommation.

Déterminez votre prix d’achat maximum

Le prix maximum que vous pouvez vous permettre de payer dépend d’un certain nombre de facteurs, dont les plus importants sont le revenu brut de votre ménage, la mise de fonds et le taux d’intérêt. Le tableau ci-contre vous donne une idée du montant maximum que vous pouvez payer pour votre maison.

Avant d’entamer les démarches auprès de votre institution financière, validez l’état de votre dossier de crédit et calculez votre capacité d’emprunter. Un dossier de crédit peu reluisant aura une influence négative lors de l’analyse de votre dossier de demande par votre institution financière. Il est donc important de savoir ce qu’il contient et de faire rectifier les erreurs qui s’y trouveraient, le cas échéant.

Ne calculez pas trop serré

Quant au montant maximal d’emprunt, mieux vaut ne pas calculer trop serré. En effet, outre les versements hypothécaires, l’impôt foncier et l’assurance habitation, la possession d’une propriété entraîne d’autres dépenses dont il faut tenir compte, notamment l’entretien et les réparations, ainsi que le coût éventuel d’autres services – pour une copropriété, il se peut que certaines de ces dépenses soient incluses dans les frais mensuels. Quoi qu’il en soit, toutes les composantes d’un bâtiment vieillissent et ont besoin d’être entretenues, réparées ou remplacées. Constituez vous donc un fonds pour faire face aux imprévus en versant 5% de votre salaire net dans un compte distinct.

Les frais de logement mensuels de l’emprunteur (remboursement du principal, intérêts, taxes, frais de chauffage (PITC), le loyer annuel du terrain, le cas échéant, ainsi que la moitié des charges de copropriété, ne devraient pas dépasser 32 % du revenu brut du ménage (rapport d’amortissement brut de la dette (ABD). Vous pouvez utiliser la formule de calcul du rapport ABD sur le site de la SCHL (www.cmhc-schl.gc.ca/fr).

Les dettes totales ne devraient pas dépasser 40 % du revenu brut du ménage (rapport d’amortissement total de la dette (ATD) correspondant à la somme du PITC, du loyer annuel du terrain, si le terrain est loué, de la moitié des charges de copropriété et des paiements relatifs aux autres dettes, divisée par le revenu annuel brut du ménage). Vous pouvez additionner vos dépenses et déterminer le rapport d’amortissement total de la dette à l’aide de la formule de calcul du rapport ATD sur le site de la SCHL (www.cmhc-schl.gc.ca/fr).

À ce propos, il ne faut pas oublier de tenir compte des frais de clôture, qui peuvent représenter de 1,5 % à 4% du prix d’achat. Ils comprennent notamment les frais ponctuels tels que les frais juridiques, la TPS et la TVQ (le caséchéant), les droits de mutation immobilière, les rajustements, etc.

Payez toujours à temps

Quelle que soit la fréquence à laquelle vous choisissez d’effectuer vos versements hypothécaires (mois, quinzaine, semaine), faites-le toujours à temps, car les retards peuvent entraîner des frais et affecter votre cote de crédit. La meilleure façon d’éviter les paiements en retard consiste à faire prélever automatiquement la somme de votre compte et à conserver dans un compte spécial l’équivalent de trois versements mensuels afin de pouvoir faire face aux situations d’urgence.

Plus important que tout, budgétez en fonction de vos objectifs, calculez votre capacité réelle d’emprunt, choisissez soigneusement le produit financier répondant le mieux à vos besoins et remboursez votre prêt hypothécaire le plus rapidement possible. De cette façon, vous réussirez à réaliser votre rêve au meilleur coût et sans stress !

Pour calculer vos mensualités potentielles, selon les scénarios qui vous conviennent, consultez aussi la section Pour les consommateurs du site de l’Agence de la consommation en matière financière du Canada (www.fcac-acfc.gc.ca).