Aujourd’hui encore, certaines personnes possédant peu de biens de valeur
pensent qu’il n’est pas nécessaire de contracter une assurance habitation.
Elles oublient l’essentiel : l’assurance habitation couvre non seulement les
biens de l’assuré, mais aussi sa responsabilité civile, autrement dit les
dommages qu’il pourrait causer à autrui. C’est pourquoi cette protection
concerne tout le monde, que l’on soit propriétaire, copropriétaire ou locataire. |
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Parmi tous les paramètres qui peuvent influer sur le prix d’une assurance habitation, il y a d’abord les caractéristiques et la situation de votre résidence. Voilà pourquoi il est toujours bon de s’informer du montant approximatif de l’assurance habitation d’une demeure avant de l’acheter… Quoi qu’il en soit, certains contrats offrent une couverture minimale, à la portée de tous les budgets. Mieux vaut une couverture limitée que rien ! En effet, sans aucune protection, un incident relativement banal peut avoir des répercussions dramatiques sur votre vie et celle de vos voisins. Comment payer moins cher Tous les choix que vous faites ont une incidence sur le montant à débourser. Les caractéristiques physiques de votre demeure, son environnement, le milieu de vie (urbain, rural...), le caractère du quartier (commercial, résidentiel, touristique, historique…), le type d’habitation (unifamiliale, duplex, condo…), l’âge du bâtiment, le système de chauffage (électricité, mazout, bois…). Sachez que si la valeur de votre propriété est prise en considération dans le calcul de votre prime, c’est surtout le coût représenté par son éventuelle reconstruction qui sert à l’établir, et non sa valeur marchande ou l’évaluation municipale. Naturellement, l’étendue de la protection, la somme des biens, les garanties distinctes supplémentaires (pour les biens de grande valeur) modifient aussi la prime. En 2010, la franchise de base des contrats d’assurance habitation est d’environ 300 $. Si votre situation financière le permet, faites-la passer à 500 $. Cette décision devrait faire baisser sensiblement votre prime. L’installation d’un système d’alarme contre le vol et de détecteurs de fumée reliés à une centrale vous fera également économiser.
Comment se protéger adéquatement Un contrat d’assurance habitation couvre généralement les risques majeurs (incendie, explosion, fumée, dégât d’eau, vol, vandalisme), ainsi que certains désastres naturels (tornade, vent violent, ouragan, grêle). En revanche, le refoulement d’égout ne fait pas automatiquement partie de la liste, or s’assurer contre cette éventualité n’est pas un luxe si vous disposez d’un sous-sol aménagé. Votre contrat d’assurance est conçu pour protéger votre résidence et ses usagers, conformément à votre description. Pour éviter tout malentendu, il est de votre intérêt que les renseignements fournis à l’assureur soient rigoureusement exacts (adresse, occupants, type d’habitation et de chauffage, etc.). Tout bien particulier nécessite une protection spécifique. Par exemple, les logiciels sont généralement assurés jusqu’à 1 000 $. Si la valeur des vôtres est nettement supérieure, il vaut mieux les assurer séparément. D’ailleurs, si vous utilisez une partie de votre habitation comme bureau, il faut veiller à vous assurer de façon à couvrir vos biens à usage professionnel. La plupart des contrats appliquent une limite d’indemnisation de seulement 500 $ ou 1 000 $ pour les biens de valeur comme les bijoux, les fourrures, les collections, les articles précieux, ainsi que l’argent comptant et les animaux. Si votre situation requiert une meilleure protection, renseignez-vous sur la possibilité de faire augmenter ces limites. N’oubliez pas de procéder au renouvellement de votre contrat d’assurance en temps voulu chaque année et révisez-le régulièrement pour avoir la certitude qu’il continue de répondre adéquatement à vos besoins.
Comment accélérer le règlement Pour accélérer le règlement d’un vol ou d’un sinistre, il faut être en mesure de fournir rapidement à votre assureur la liste de vos biens et les pièces justificatives (factures, photos, vidéos, garanties, manuels d’utilisation). Préparation fastidieuse ? Pas obligatoirement. De toute façon, entre deux maux… Donc, faites la liste de vos biens personnels en y joignant ces pièces justificatives. Il est aussi conseillé de filmer votre maison ou d’en dessiner un plan comprenant l’emplacement de vos biens. Pensez à conserver un double de l’ensemble à l’extérieur de chez vous. Après un vol, un feu ou un autre sinistre, il faut d’abord communiquer avec les autorités compétentes, puis faire en sorte d’empêcher les dommages de s’aggraver, d’en prévenir de nouveaux et de protéger ce qui reste. Faites les réparations temporaires nécessaires, mais n’entreprenez aucune réparation permanente sans l’accord de votre assureur. Si vous devez effectuer des réparations urgentes (ex. : boucher une fenêtre brisée pour sécuriser le lieu), photographiez ou filmez les pièces et les biens endommagés avant de procéder à la réparation et conservez vos factures. Ne jetez rien, sauf si les biens endommagés ou détruits représentent un danger potentiel pour votre santé. Pour dresser la liste des biens endommagés ou volés, utilisez votre inventaire ou demandez un aidemémoireà votre assureur afin de ne rien oublier. Documentez votre demande de règlement avec la preuve de la possession des biens volés ou détériorés. Ne cédez pas à la tentation de réclamer des appareils ou des objets que vous ne possédiez pas ou encore d’exagérer la valeur de vos pertes. Vous pourriez nuire à votre indemnisation et tacher votre réputation d’assuré. Inversement, évitez d’oublier de signaler un article volé ou endommagé. Pour que les choses se fassent rondement, il est préférable de fournir un dossier complet dès le départ, d’où l’intérêt de dresser l’inventaire de vos biens dès maintenant– d’autant plus que cet outil vous aidera à établir plus précisément vos besoins en assurance habitation. Si votre maison est inhabitable, informez-vous auprès de votre assureur sur les indemnités auxquelles vous avez droit pour vos frais de subsistance. Au besoin, demandez-lui de vous avancer de l’argent. Quoi qu’il arrive, ne signez rien et ne prenez aucun engagement avec un expert en sinistre indépendant ou un entrepreneur tant que vous êtes encore sous le choc. Source : Bureau d’assurance du Canada,
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